Les OGM, un enjeu majeur

dimanche 21 octobre 2012
par  J.M.

A la mi septembre, une étude française a constaté un plus grand nombre de tumeurs et une mortalité plus élevée chez les rats nourris avec un maïs OGM de Monsanto.

Sous la direction de Gilles-Éric Séralini, professeur de biologie moléculaire à l’université de Caen, les auteurs de cette étude ont suivi pendant deux ans 200 rats qu’ils ont répartis en neuf groupes d’une vingtaine d’individus. L’objectif était de tester les effets d’un régime alimentaire contenant trois doses (11 %, 22 % et 33 % de la ration totale) de maïs transgénique NK603 de la firme Monsanto, désherbé ou non avec du Roundup, un herbicide également produit par Monsanto auquel ce maïs est capable de résister. Enfin trois autres groupes de rongeurs ont été abreuvés avec une eau contenant des doses d’herbicides proches de celles que l’on retrouve dans les champs de maïs génétiquement modifié. Tous ces rats ont été comparés à des animaux témoins nourris avec une variété non transgénique, très voisine (mais non identique ou isogène) du NK603 et n’ayant pas reçu de Roundup.

Les résultats montrent un taux de mortalité bien plus élevé chez les animaux exposés à l’OGM et/ou à l’herbicide.

Bien entendu, des réactions et des études contradictoires se sont immédiatement développées. Rien de plus normal, surtout face à une étude de cette importance. Il reste que la question de la nocivité des OGM est posée dans des termes assez graves pour que la prudence s’impose.

On peut donc s’étonner que, dans le même temps, la Cour de Justice européenne ait rendu un arrêt indiquant que la mise en culture de plantes génétiquement modifiées telles que les variétés de maïs MON 810 de la compagnie Monsanto ne peut pas être soumise aux procédures nationales d’autorisation par des pays spécifiques de l’Union européenne (UE), lorsque le bloc dans son ensemble en a approuvé l’utilisation et la commercialisation. Selon l’arrêt de la cour, l’absence de règles nationales pour assurer la coexistence entre les cultures modifiées, organiques et conventionnelles ne donne pas droit à un État membre d’interdire la culture de plantes biotechnologiques de manière générale. L’arrêt a été rendu dans le différend opposant Pioneer Hi Bred Italia Srl et le ministère italien de l’Agriculture. L’Italie avait refusé d’examiner une demande de Pioneer pour cultiver des hybrides de maïs génétiquement modifié déjà inscrits au catalogue commun des variétés des espèces de plantes agricoles de l’UE. Ce pays est le deuxième plus grand producteur de maïs de l’UE, derrière la France.

Une fois de plus, les citoyens sont censés subir les diktats d’une instance lointaine et fort peu légitime, même aux dépens de leur santé.


Commentaires

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jeudi 31 janvier 2013 à 03h08 - par  Freeland

C’est une question à laquelle la démocratie ne peut pas répondre. On ne peut pas demander au peuple d’autoriser ou d’interdire les OGM. Parce que chaque OGM est unique. Il y a des OGM dangereux et d’autres OGM utiles. On ne peut pas tout interdire ou tout autoriser. Il faut décider au cas par cas, les OGM qui peuvent être autorisés et ceux qui doivent être interdits. Mais on ne peut pas demander à la population, de voter à chaque foi qu’une entreprise sort un nouveau produit. Surtout que la population est incompétente dans ce domaine. Nous sommes manipulés par les médias, et les mouvements religieux, et les mouvements politiques. Nous sommes influencés par les rumeurs, par la peur, par l’ignorance. Pour savoir si on doit autoriser ou non un OGM en particulier il faut avoir les compétences pour prendre la meilleur décision possible en toute connaissance de cause. Il faut avoir des connaissances élevées en génétique, en biologie et en agronomie. Ce qui n’est pas le cas de la population en général. Il faut laisser cette décision à des comités d’experts indépendants, en s’assurant biensur que ces experts ne travaillent pas en parallèle pour les firmes qui fabriquent ces OGM. Il faut donc un financement public de ces comités, seuls capables de prendre des décisions fondés sur la science et non sur des rumeurs propagées par les médias qui ne sont jamais objectifs.

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dimanche 21 octobre 2012 à 20h48 - par  Jean-Marc

Bonsoir Jérémy, ce sujet est très préoccupant en effet.

Parmi les points très préoccupants, donc, il y a la manière dont 6 académies des sciences franco-françaises ont réagi.

C’est ici. www.academie-sciences.fr/activite/rapport/avis1012.pdf
Et c’est éloquent !

Extrait :
"Pour limiter de telles dérives, les six Académies recommandent la création auprès du
Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel d’un « Haut comité de la science et de la
technologie ». La mission de ce Haut comité serait d’attirer l’attention du Président du CSA
sur la médiatisation de travaux scientifiques remettant en cause des savoirs partagés par la très
grande majorité de la communauté scientifique internationale sans que les responsables de
chaînes de télévision ou de radios se soient auparavant assurés de leur validité, alors que la
diffusion de ce qui pourrait s’avérer par la suite comme « une fausse nouvelle » aura
profondément et indûment influencé les Français, parfois de manière irréversible."

L’Europe n’est donc bel et bien qu’une des multiples faces de la gravissime maladie démocratique qui menace les peuples, une des multiples faces seulement.

Et un toilettage ne suffira pas...

À signer ! Présidentielle NON - Constituante OUI

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